Bon, Houston ? Ca y est, je crois que je tiens quelque chose. ... Oui, au sens figuré, comment voudriez-vous que je tape au clavier ? ... Bon vous voulez mon rapport préliminaire ? Je vous le transmets à l'instant.
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Site observé: www.akelia.net
Environnement: virtuel, non-hostile
Date de la dernière occupation: 23 janvier 2008
Etat actuel: en veille
A première vue, le site semble avoir été abandonné de façon temporaire et involontaire. D'après les indices laissés ici et là, l'occupant a quitté précipitamment, avec l'intention d'y revenir dès que possible. Entre temps, le site a été visité par des étrangers, l'un d'entre eux semble d'ailleurs démontrer un vif intérêt pour la phonétique.
L'observation du site donne quelques informations sur son occupant: de sexe féminin, à l'approche de la trentaine, légèrement anti-sociable à tendance agoraphobe, maniaque de ski, en quête d'identité professionnelle, possède un chat aux habitudes étranges (note: le désintégrateur sera inutile, contrairement à l'aspirateur), geek, endettée, dotée d'un sens de l'humour douteux, photographe, présente une incapacité flagrante à s'enraciner quelque part.
Une étude plus approfondie de l'environnement élargi du site (cadre, contexte, historique détaillé, etc.) pourra révéler des éléments supplémentaires sur l'occupante. Nous pouvons définir une problématique:
Est-ce que l'occupante prévoit un retour à son site ? Si oui, de quelle façon s'y prendra-t-elle ? Les alternatives semblent simples: la méthode progressive apparait comme premier choix, mais la technique opposée pourrait également s'appliquer. Des investigations supplémentaires seront nécessaires afin de déterminer le procédé qui sera le plus vraisemblablement utilisable.
Hypothèse: l'occupante effectuera un retour en douce. Nous devrons redoubler de prudence si nous désirons poursuivre l'observation.
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Vous avez reçu ? Parfait. Ah Houston, j'oubliais... je n'ai jamais su votre prénom, et j'ai franchement une impression de déjà-vu quand je vous interpelle. ... George ? Je peux vous appeler George ? Oui, ça règlera les soucis de prononciation et la confusion avec un membre de votre famille. Je vous tiens au courant dès que j'ai du neuf. Oui, je garde l'oeil ouvert. Et l'autre aussi, pour écrire c'est plus pratique. ... Quoi, mon humour ?
Dites-moi, Houston, vous voyez de la vie, vous ? D'ici, moi, ça me semble poussiéreux... il y a bien des vestiges d'une ancienne habitation, mais je ne saurais dater l'époque avec précision... chose certaine, ça date de plusieurs semaines-lumières ! ... Houston ? ... Si j'ai un aspirateur ? Pourquoi faire ? ... Oui, bien sûr... mais avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi tout de même d'émettre une opposition à cette idée. Avant de faire le ménage d'un site, il faut suivre un protocole de base, définir une problématique, élaborer un plan, préciser les techniques, établir une chronologie, recréer les grandes lignes des différentes époques, recueillir des données, des artéfacts, analyser... on ne détruit pas un site archéologique de cette façon ! Houston, vous aurez la communauté entière sur le dos... Comment dites-vous ? Oui, même sur un site virtuel. ... Oui, je veux qu'on laisse tout cela intact. Du moins un certain temps... Je veux avoir l'occasion d'explorer avant ! On ne sait pas, si une autre forme de vie se manifeste et que celle-ci est hostile, nous aurons fort à faire pour l'aspirateur, croyez-moi... Pardon ? Si j'ai mon désintégrateur ?
Puisque je suis ensevelie sous une avalanche de commentaires positifs chaque fois que je fais un petit montage vidéo, en voici un troisième. Au moins ça fait des souvenirs peu communs !
Pour ceux qui se posent la question, j'utilise Windows Movie Maker. J'aime bien, il est super intuitif (pour une fois qu'un truc Microsoft est simple d'utilisation), la seule chose que je lui reproche parfois c'est d'être instable (ô surprise), mais puisque j'ai la ctrl-save-ite aiguë, c'est pas un problème, je ne perds que très peu de choses quand ça plante (vieille habitude qui date du jour où j'ai entrepris d'utiliser Photoshop sur un Pentium II 550). Je sais qu'il existe des tas de logiciels plus performants, moins lourds, etc-etc-etc, mais je voulais un truc simple d'approche, convivial et sans options inutiles donc pour l'instant, WMM remplit ses fonctions. Voilà !
Pour les nouvelles, rien de bien marquant, j'ai très peu d'heures de boulot dû à la fermeture partielle de la station (ouverture du vendredi au dimanche jusqu'à la mi-février), j'en profite donc pour respirer, dormir, pelleter, faire du ménage dans mes photos, et faire des vidéos. Et vous, ça roule ?
jeudi, 10 janvier 2008 (12:42)
Pourquoi je dis que je suis folle.
Les malchanceux qui me connaissent dans la vraie vie savent que parfois, quand les fils se touchent dans ma tête, ça donne des résultats surprenants. En général, je suis plutôt douée pour raconter des trucs de façon à faire rire l'assistance. Ceci dit, j'ai aussi quelques talents en improvisation...
Zia says:
Dossier "faut qu'on se voie" : Tu veux venir chasser le cache-oreilles avec moi ? Akelia says:
Le cache-oreille d'amérique orientale, souvent reconnaissable à son poil court et tacheté, est maintenant hors de danger. Bien que l'on ait longtemps craint pour sa survie --sa disparition a presque été totale suite à un ouragan dévastateur au début des années 1990-- le cache-oreilles revit peu à peu. D'abord dans les grandes villes, il travaille à étendre son habitat naturel aux territoires plus ruraux. Akelia says:
Rare animal capable de survivre en ne mangeant que de la neige et du vent, il cherche cependant la compagnie des humains, ce qui provoque certains problèmes logistiques quant à sa reproduction, car entre semblables, les cache-oreilles ne font pas bon ménage. En effet, lorsqu'ils se retrouvent en compagnie de confrères cache-oreilliens, ils s'emmêlent fréquemment, jusqu'à pousser les humains à grogner d'insatisfaction et lorsque que ceux-ci ont finalement réussi à séparer les pauvres animaux emmêlés, bien souvent, la population de cache-oreilles chute drastiquement car 1, voire même 2 individus peuvent avoir péri par le bris du plastique vital qui relie les deux parties jumelles de leur petit corps poilu. Zia says:
(rofl) Akelia says:
Au début des années 1990, alarmés par la disparition des cache-oreille orientalo-américains, plusieurs spécialistes ont tenté de créer des espèces hybrides, mais sans succès. Malgré toutes les tentatives, les hamster sélectionnés par les scientifiques refusaient obstinément de rester en vie plus de 12 heures lorsque vissés à un cerceau de plastique et recouverts de peinture verte à pois roses. Zia says:
LOOOOOOOOOLOLOLOL !!!!!!!!!!!!!! Zia says:
AAAAAAAAAAAARK !!! Akelia says:
Niak niak niak Akelia says:
Tu veux encore aller chasser le cache-oreilles ? :p Zia says:
Ben kin ! Zia says:
Tu vois, je savais qu'il fallait que tu viennes avec moi.... avec une grande spécialiste comme toi, jpeux pas me tromper !
jeudi, 03 janvier 2008 (11:01)
Espérons que les dictons n'aient pas toujours raison.
Parce que si "le 3 fait le mois", alors je me farcirai un mois de janvier horriblement froid (-33°C avec le vent ce matin), et je me coltinerai un rhume en bonus.
J'aimerais pouvoir mettre à jour ce qui subsiste de ce blog un peu plus souvent, mais le temps et les occasions me manquent. Je passe l'hiver au Massif du Sud et j'habite dans une vieille maison à quelques kilomètres de la montagne.
Mes journées typiques commencent à 7h00 (lever 6h00), se terminent vers 17h00, et je me couche à 20h30. Quand je n'ai pas mes skis aux pieds, je me farcis l'accueil des skieurs à la billetterie de la station. J'ai d'ailleurs chopé mon rhume à cause de ces petits tiroirs à la noix qu'on glisse à tire-larigot pour prendre les billets, prendre les sous, rendre les forfaits, rendre la carte, merci, aurevoir (salopard qui va dans la poudreuse pendant que moi je reste ici).
La vie dans la maison des employés de la station est très simple, on dirait que je vis avec des fantômes. J'arrive là le soir, y'a personne, ils arrivent alors que je suis couchée, je me lève avant eux, ils se réveillent après mon départ, et on recommence la journée d'après. Aucun danger de conflit de salle de bains.
La maison dans laquelle je suis doit avoir plus de 9 décennies dans les pentures, parce qu'au moindre coup de vent, tout craque. Ma vitre est un jardin de givre depuis que j'y suis, le chauffage est centralisé à la cuisine, je bénis le ciel d'avoir acheté ma grosse couette chez ikea. Les poubelles passent aux 2 semaines, le déneigement de l'entrée est à notre charge (inutile de dire que je n'ai pas touché à ma pelle depuis que j'y suis, j'ai un 4X4 moi, niak niak), le poêle à bois ne sert que d'agrément visuel, la douche offre le débit d'un fleuve jadis alimentant la mer d'Aral, l'escalier est à peine assez large pour mon gros sac de ski, ma chambre est un nid d'acariens grâce à cette horrible moquette à poils longs, et les planchers sont un peu bissextiles.
Allez, j'en rajoute une couche: il n'y a pas de téléphone fixe, mon téléphone à moi n'y capte le signal que quand le vent est sud-ouest, le grille-pain doit être constamment surveillé sinon il ne recrache jamais le pain, la télé reçoit 3 chaînes et demi (Télé-Québec est embrouillé, pas moyen de regarder Ciné-Cadeau !), il y a en tout 8 prises de courant dans la maison, il se grille en moyenne une ampoule par jour, les portes des chambres à l'étage s'ouvrent toutes seules quand on passe devant, et si j'oublie de m'asseoir _avant_ de me coucher, je me pète la tête sur le plafond-toit-cathédrale.
Qui a dit "bah, et pour Internet, tu fais quoi ?"
...
Des signaux de fumée.
Sinon, vivre dans un minuscule bled dans l'arrière-pays très profond, c'est aussi:
- ignorer le concept d'heure de pointe
- sortir de la cour de la maison et tomber directement sur la grande route
- tourner à gauche et rouler 2km tout droit pour aller faire les courses
- pouvoir se garer à 1m de la porte du super marché
- pousser la porte pour y entrer
- se faire dévisager par tout le monde présent parce qu'on a une tête pas connue
- chercher les oeufs dans le coin des produits laitiers ou de la viande, et les trouver dans les choux
- ne pas trouver de lait 1% parce que ces cultivateurs ne boivent que du 3,25%
- voir des sacs de terre noire à côté du pain
- pouvoir louer des DVD, faire le plein d'essence, acheter une caisse de 28 Laurentide (tablette), un billet de loto, des vers à pêche et des pommes à chevreuil au même endroit
- avoir le choix entre "pain-ultra-commercial-à-date-de-péremption-suspecte" et "pain-fait-par-Madame-Gisèle-du-5eme-Rang-Nord"
- voir du poison à rats à côté des fruits séchés... et du papier de toilette
- se faire demander (avec l'accent profond) "t'es t'une 'tite qui, toé ?" en passant à la caisse
- ne pas avoir le temps de répondre à la précédente question parce qu'on s'est fait identifier par un autre client: "ah c't'une des patrouilleurrr---euse ? au Massif, elle travaille avec mon frère"...
- ... et reconnaître le frère dont il s'agit à cause d'un flagrant air de famille
- se faire dire "ah non j'prends pas ça c'té cartes-là" en sortant une VISA pour payer
- tirer la porte pour sortir
- refaire 2km en ligne droite en sens inverse pour retourner à la maison
- croiser plus de tracteurs/charrues que de voitures sur la route
- appeler les commerces par le nom du propriétaire: chez Charles (restaurant), chez Ti-Blanc (bar), chez Yvan (station service), chez Lucie (casse-croûte)...
- être entouré de Saints: St-Lazare, St-Gervais, St-Philémon, St-Alexis, St-Raphaël, St-Michel, St-Damien, St-Nazaire, St-Paul, St-Fabien, St-Charles, St-Anselme, Ste-Claire, St-Malachie, Ste-Hénédine...
- mesurer les distances entre les bleds en temps, et non en kilomètres
- n'avoir qu'une seule route pour se rendre à un endroit...
- ... à moins de se déplacer en motoneige (pour couper par les champs)
- avoir des vraies nuits noires et étoilées
- pouvoir dire la météo en regardant les montagnes
...
lundi, 24 décembre 2007 (16:53)
De: Akelia.
A: Ses lecteurs.
Voilà, j'ose récidiver avec un 2eme montage vidéo de mon équipe de secouristes. J'adore ces fous ! Et je m'éclate dans cette station...
Les sous-bois, c'est bien, mangez-en ! (Mais évitez de manger les arbres, c'est pas chic quand on vous ramasse...)
Quand j'y vais, c'est pour trois raisons: rarement prendre un avion, plus souvent voir des amis, et à peu près aussi souvent aller chez IKEA.
Quand j'y vais, je me prépare toujours à débarquer sur une planète ennemie, à l'atmosphère aride, austère, où ma patience est dûrement éprouvée.
Ce fut le cas hier.
Poussée par je ne sais quelle envie à tendance masochistico-suicidaire, j'ai offert à un Lapin Blanc d'être son "taxi" pour la journée d'hier. Or, ledit Blanc Lapin, il avait besoin de faire un stop chez IKEA pour acheter quelques meubles nécessaires à la constitution d'une chambre (un lit, deux tables de chevet, un matelas, et une penderie). Une fois l'achat réalisé, nous devions aller déposer le tout au futur appartement du Lapin, puis repartir, grignoter en chemin, et rentrer tranquillement dans ma belle région de Québec que j'aime trop. Simple, non, comme plan ? (Ne pas confondre avec le groupe du même nom.)
Lecteurs futés, vous vous doutez bien que si je semble me préparer à faire tout un plat de cette histoire, c'est que le plan au final s'est avéré d'une horrible complexité.
Partis hier juste un peu avant midi, nous arrivâmes au IKEA Boucherville autour de 14h00 -temps de route réglementaire. Aucun ennui sur la route.
Une fois dans le IKEA, joie et bonheur, se balader dans les différentes salles, imaginer de quoi aurait l'air ma cuisine de rêve si j'avais autre chose qu'un appartement, rêver à ce canapé trop fluffy qui hante mes rêves depuis que mon popotin l'a testé il y a 5 ans... les possibilités sont infinies. Au travers des rêveries, on fait la liste des gros morceaux à récupérer dans la section "libre-service". Arrivés aux caisses, nous avons un chariot plus que rempli, et plus que lourd. Tout ça allait devoir être casé dans ma voiture.
Jusque là, tout se déroule bien: mes talents de Tetris et ma connaissance des longueurs de ma voiture facilitent le chargement. Au final, à 16h45, nous quittons IKEA, direction Verdun. 33km nous séparent de notre point d'arrivée. 33km majoritairement autoroutesques.
Comme vous devez vous en douter, Murphy a pris soin de s'assurer que notre journée ne se termine pas comme elle l'avait commencé (relax, sans anicroches). Les choses ont commencé à tourner 500m après la sortie du parking d'IKEA... congestion. Totale. 10mn pour parcourir 500 autres mètres. Détail utile: l'heure de pointe bat son plein... et il neige. Et il vente. Et le Lapin-magasineur-chez-IKEA est assis dans une posture inconfortable, les cartons IKEA occupant la très grande majorité de l'espace disponible dans la voiture.
Je vous épargne la vitesse moyenne à laquelle nous avons franchi les 33km, les angles morts effectués en sortant la tête par la fenêtre de la portière, les gros mots, les pignoufs qui conduisent l'hiver comme en été, les crampes aux jambes du Lapin plutôt mal positionné, les crétins qui ne laissent aucune chance lors des changements de voie, bref, oublions toutes ces joyeusetés, et réjouissons-nous: fa-lala-lalala lala la la nous sommes arrivés à destination ! 2 HEURES PLUS TARD. Pour 33 foutus kilomètres.
Lecteur, fais comme moi et pousse un soupir de soulagement. Mais ne souris pas trop vite, il y a encore du chemin à parcourir...
L'immeuble qui accueillera bientôt le Lapin a pignon sur une rue dont la circulation se fait à sens unique. Jusque là, rien de scandaleux. Là où ça se corse, c'est pour trouver un parking --qui se révèlera être un banc de neige laissé en bordure du trottoir par l'occupant précédent. Bien évidemment, décharger dans un banc de neige des kilos de meubles démontés, ça se fait en criant "LAPIN !!! FAIT CHIER TOUTE CETTE NEIGE, MERDE !!!". Quelques manoeuvres automobile plus tard (j'ai dû me garer à sens contraire pour faciliter le déchargement), nous voilà à faire de l'escalade entre le banc de neige de l'autre côté de la rue et l'escalier menant au St-Graal-de-futur-terrier-du-lapin.
Quelques gros mots, joues chaudes et sueurs froides plus tard (l'escalier était plutôt abrupt et glissant), la totalité des meubles-en-devenir étaient déposés dans l'appartement. Joie. Un verre d'eau, et on repart, question de ne pas arriver à Québec demain matin...
En chemin vers l'autoroute la plus près, stupeur. Congestion again. Mais merde, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?! Il est 19h30 ! Normalement c'est fini, l'heure de pointe, ici ! Bon, d'accord, bénéfice accordé à la neige qui tombe, ça peut ralentir un peu... Mais pas de quoi fouetter un Lapin ?! Ah, oui, j'oubliais, c'est la période annuelle tant adorée des courses aux cadeaux de Noël, et toutes les boutiques restent ouvertes jusqu'à 21h00 chaque soir de semaine... bon, j'avoue, ça peut alourdir un peu le trafic. Mais de là à créer un embouteillage MONSTRE sur une rue à 2 voies, où il nous aura fallu 20 minutes pour parcourir la distance entre 2 pâtés de maisons ?!! Je commençais à devenir franchement de mauvaise humeur.
Heureusement, une pause g33k nous a un peu soulagé lors de cette stagnation sur la rue Airlie, dans Ville l'arrondissement de LaSalle (une vérification du titre approprié s'imposait): laptop sur les genoux, le Lapin-plus-blanc-que-la-neige-qui-tombe a détecté un réseau sans fil non-protégé, ce qui nous a permis, en 20mn de perte de temps, d'aller voir nos mails, de zyeuter google maps pour trouver le resto le plus proche, et de vérifier le meilleur chemin à parcourir pour rejoindre l'autoroute une fois le futur repas englouti.
Episode du repas: burger-frites. Il est maintenant 21h00, nous quittons cette île de FOUS !! Non sans avoir craint pour notre ma vie et notre ma santé mentale. Je déteste Montréal ! (Sauf quand je me déplace en métro.)
Nous voilà en direction de l'autoroute. Le trafic est au ralenti, mais vu les conditions sus-mentionnées, c'est plus ou moins étonnant. Par contre, une fois sur l'autoroute, encore une fois, on avance moins vite qu'un pee wee qui enfile ses patins pour la première fois de la saison. Et là, un drame se profile à l'horizon.
- Dis, il est où mon téléphone ?
- MMmh ? Ben, je sais pas, tu l'avais dans les mains tout à l'heure, quand on a quitté l'appart.
- Oui, je sais. Mais là je ne le trouve pas. Tu peux le faire sonner ?
- *dring dans l'acoustique de mon téléphone à moi*
- *tête horrifiée* J'entends rien...
Répétez le manège une dizaine de minutes, en fouillant la voiture des pédales aux ampoules du plafond, pendant que le trafic est encore paralysé. Conclusion facile: le foutu téléphone noir du Lapin-en-progression-vers-le-rouge est introuvable. Solution: retourner au dernier endroit où nous avons souvenir d'avoir utilisé ledit téléphone... et en profiter pour s'acheter un autre burger, parce qu'on a trouvé le dernier un peu léger. Ca creuse, le grand air hivernal...
20 minutes plus tard, nous étions en route, en sens inverse, vers le resto-burger-frites. Nous avons échappé à la meute d'acheteurs de cadeaux de Noël déchaînés sur les autoroutes, effectué deux demi-tours sur le même boulevard, proféré plus d'une cinquantaine de propos blasphématoires, puis regagné le parking du resto.
Constat frigorifiant: un déneigeur vient de passer la gratte dans le parking.
Prenons une pause mathématique, chers lecteurs.
D'après vous, quelles sont les probabilités qu'un Lapin Blanc ayant perdu son téléphone noir dans la neige brune d'un parking de resto-burger montréalais puisse retrouver son bien APRES avoir perdu 30mn dans le trafic, AVANT de péter une crise de nerfs ?
Hummm ? Je vous laisse encore un peu de temps ?
Nous avons recommencé le manège du "fais sonner le téléphone qu'on essaie de l'entendre", mais dans le parking voisin, le déneigeur s'en donne à coeur-joie avec son tracteur, donc, impossible d'entendre la sonnerie. N'oublions pas également la possibilité que le sus-mentionné téléphone ait été retrouvé par quelqu'un puis emporté loin, ou encore cassé par la gratte, poussé loin-loin dans le banc de neige au fond du parking, ou même catapulté dans cette bouche d'égoût là, à 3 mètres de l'endroit où nous sommes.
Alors, des réponses ?
Au bout de 20 minutes de recherche, les pattes gelées, le Lapin décide d'abandonner. Il donne un dernier coup de chaussure sur un bout de neige foncé...
... et retrouve son téléphone. Intact.
Notre deuxième burger en main, nous reprenons la route. Circulation fluide.
Nous rentrerons chez moi à 1h20 du matin.
Il est 9h19, j'ai la dalle, et je n'y crois toujours pas qu'il ait retrouvé son putain de téléphone.
La citation du soir:
- Ha ben, tu vois, j'ai mérité de retrouver mon téléphone, j'ai fait une bonne vie !
- ... et ton téléphone, c'est un LG, non ? Life's Good ?
mardi, 18 décembre 2007 (09:03)
Des images en première.
Chers lecteurs au pluriel (puisque j'en ai eu la preuve), voici en grande pompe un montage vidéo (mon tout premier, soyez indulgents !) qui présente un résumé de mon dernier weekend. Le ski, c'est bien, mangez-en !
mardi, 11 décembre 2007 (08:46)
Vieux motard que jamais.
Voici, avec presque 3 mois de retard, les photos de ma plus récente tournée gaspésienne, avec Benoit -dont c'était le baptême. Non, nous n'avons pas vu de "hhhhhhhrapaud d'mèh". (Comprenne qui pourra...)
samedi, 01 décembre 2007 (08:01)
Top 10 des trucs trop bizarres que mon chat fait:
10. Gratter dans sa litière comme s'il allait se creuser un tunnel vers la Chine (Excavation GrôMat Inc)
9. Gratter dans le vide autour de son bol à bouffe, comme s'il voulait faire une sortie de secours à son tunnel vers la Chine
8. Se prendre pour un bélier et s'envoyer la tête avec beaucoup d'élan sur tous les obstacles qu'il rencontre: patte de table/chaise, coin de mur, vélo, ma main qui passait par là... (ça doit expliquer le cerveau fêlé)(du chat, pas le mien)
7. Miauler obstinément avec un regard empreint de crainte devant une porte nouvellement fermée (aka "cierroportalophobie")
6. Miauler en ronronnant (ça donne un genre de "mrrrrroouuuuaaaaw ??") et ce, sur commande, dès qu'on le regarde
5. Me lécher, tout le temps, dès qu'il a accès à 2cm² de peau (quoi, je sens si bon que ça ?!)
4. Se vautrer dans toutes mes chaussures dès que je les enlève (et accessoirement bouffer mes lacets si j'oublie de les planquer)
3. Manger couché en sortant la bouffe du bol d'un coup de patte (comme un gros pacha, ouais)
2. Baver quand je le flatte et qu'il est trop content d'être heureux dans sa joie féline (ce chat est un vrai chien, déjà il me suit partout)
1. Boire couché en trempant sa patte dans le bol d'eau, puis en léchant l'eau au bout de ladite patte (la flemme olympique)